
Des bonnes surprises musicales, 2009 n'en fut pas avare. Nous avons ainsi eu pour notre plus grand bonheur la chance de voir resurgir du passé des perles que tout amateur de soul s"est empressé d’acquérir. Citons pour mémoire, le concert culte de 1968 "The Night James Brown Saved Boston", le documentaire "Soul Power"sur le concert donné au Zaire en 1974 lors du mythique match de boxe Foreman / Ali ou bien encore la réédition de "Get Yer Ya-Ya’s Out !", l’enregistrement culte des Rolling Stones issue de deux concerts qui ont eu lieu au Madison Square Garden, le 26 et 27 novembre 1969, nous permettant d’écouter la prestation, en première partie, d’Ike & Tina Turner jamais sortie à ce jour. Dernière bonne surprise de l’année, la réédition passée un peu inaperçue d’un album datant de 1967 du Soul Brother Number One, « James Brown - Live At The Garden ». Inutile de vous dire qu'il est INDISPENSABLE !
« Le plus africain des Noirs américains », voici le titre donné par Les Dépêches de Brazzaville quelques jours après la mort du « King of Pop ». Hommage déroutant de prime abord pour un artiste qui n’a eu de cesse de blanchir sa peau ces vingt dernières années. Quelques heures après l’annonce de la mort de Michael Jackson, des milliers d’habitants d’Harlem à New York sont venus se recueillir spontanément à l’Apollo Theatre, le temple de la musique noire qui a vu accueillir les plus grands artistes afro-américains dans les années 60 et 70. Peut-on en conclure que Michael Jackson, le Noir "blanchi", est une icône de la communauté afro-américaine?
MC Hammer se doutait-il en 1990 que le sample de son tube vendu à plus de dix millions d'exemplaires «U Can"t touch this» était issue de l’esprit encocaïné d’un déserteur de l’armée des Etats-Unis, compagnon de route de Neil Young, membre du premier groupe blanc signé par la cultissime maison de disque Motown, et qui plus est, créateur et icône d’un courant baptisé à la fin des années 70 « Punk Funk » ?
Découvrez The Godfather of Soul nous annoncer la venue du Père Noël dans le ghetto...
Sly and the Family Stone: le Summer Of Love de San Francisco, des titres remplis de messages optimistes comme "Everyday People" ou "You Can Make it if You Try", l’excitant et funky "I Want to Take you Higher" qui soulève les foules à Woodstock en 1969, la "love power generation", les vestes à franges, les chemises à fleurs, un groupe multiracial, (le batteur Gregg Errico et le saxophoniste Jerry Martini sont blancs), l’égalité des sexes (les femmes ne sont plus des faire-valoir, Rose Stone et Cynthia Robinson jouent même sur de véritables instruments de musique), bref toute la panoplie du parfait groupe cool californien y est. Pourtant, en moins de trois ans l’ambiance au sein de ce fabuleux groupe va radicalement changé...
Les Temptations: un groupe primordial pour mieux comprendre la génèse de la musique psychédélique et du funk ? Oui, les Temptations, le groupe aux smokings impeccables et interprète en 1965 de l’innocente love ballad au succès fracassant, «My Girl». Difficile à imaginer pour nombre d’entre nous… Pourtant à partir de 1968, la rencontre du «clean-cut quintet» et d’un jeune producteur avant-gardiste de 26 ans va transformer peu à peu ce pur produit Motown ("The sound of Young America", remember?), en machine funk psychédélique infernale…
Il n’y a pas que dans la mythologie « rock n’roll » qu’il arrive à un artiste de se faire planter en pleine tournée par ses compagnons de route. Tel un Lemmy Kilminster se faisant évincer par son groupe de hippies Hawkwind, le jeune bassiste Dyke Christian tournant alors avec son groupe The Blazers se fait méchamment congédier en 1965 par les pas encore funky O’Jays qu’ils accompagnent alors en « backup group ». L’anecdote est certes amusante me direz-vous mais encore…Et bien cette petite histoire a sa place dans la grande histoire de la musique afro-américaine…
1968, l’année des révolutions: assassinats de Martin Luther King et de Robert Kennedy, émeutes raciales aux Etats-Unis, manifestations contre la guerre au Vietnam, écrasement du Printemps de Prague, événements de Mai en France, massacre des étudiants à Mexico.
1968, l’année des révolutions, certes, mais les révolutions ne sont pas toujours que politiques. Non, en 1968, le Soul Brother Number One change de coupe de cheveux. Anodin me direz-vous ? Pas si simple…
Auréolés de gloire grâce à leurs rapides et tonitruants succès (« Le Freak », « Good Times » ou bien encore « We are Family » pour Sister Sledge), les Jagger / Richards du Disco, Nile Rodgers et Bernard Edwards, sont l'objet de toutes les attentions en cette année 1979.












