
« Le plus africain des Noirs américains », voici le titre donné par Les Dépêches de Brazzaville quelques jours après la mort du « King of Pop ». Hommage déroutant de prime abord pour un artiste qui n’a eu de cesse de blanchir sa peau ces vingt dernières années. Quelques heures après l’annonce de la mort de Michael Jackson, des milliers d’habitants d’Harlem à New York sont venus se recueillir spontanément à l’Apollo Theatre, le temple de la musique noire qui a vu accueillir les plus grands artistes afro-américains dans les années 60 et 70. Peut-on en conclure que Michael Jackson, le Noir "blanchi", est une icône de la communauté afro-américaine?
MC Hammer se doutait-il en 1990 que le sample de son tube vendu à plus de dix millions d'exemplaires «U Can"t touch this» était issue de l’esprit encocaïné d’un déserteur de l’armée des Etats-Unis, compagnon de route de Neil Young, membre du premier groupe blanc signé par la cultissime maison de disque Motown, et qui plus est, créateur et icône d’un courant baptisé à la fin des années 70 « Punk Funk » ?












